Les politiciens De gauche comme de droite, ont décidé de faire payer les retraites du secteur public par les contribuables puisque n’ayant jamais provisionné de caisses de retraites des fonctionnaires ou assimilés, alors que les travailleurs du secteur privé étaient obligés de cotiser à des caisses CNAM, AGIRC, ARRCO, bien gérées puisqu’excédentaires, cela pour assurer les retraites aux travailleurs et travailleuses qui ont été les moins protégés durant leur activité. Or, ces mêmes travailleurs du privé devront payer aussi les retraites des fonctionnaires qui auront cotisé moins, moins longtemps, avec des revenus bien supérieurs ; et 6 à 10 ans d’espérance de vie en plus !
Les syndicats (dont les dirigeants sont fonctionnaires), le gouvernement (des énarques), les parlementaires (70 sont fonctionnaires), remercient donc les travailleurs du privé d’accepter sans broncher la faillite de leurs caisses de retraites afin de préserver les intérêts des salariés et retraités des services publics. Quand des travailleurs partiront à 55 ou 57 ans (moyenne fonctionnaires) avec leur pension égale à leur dernier salaire, ceux du privé le feront à 61 ans (moyenne actuelle) à partir du salaire moyen des 25 meilleures années.
Pourquoi apprendre encore ce slogan « Liberté, égalité, fraternité » ? Alors que sous l’effet « papy boom » 800.000 personnes partiront à la retraite par an contre 550.000 actuellement, alors qu’il n’y aura pas plus de cotisants, mais que le nombre de fonctionnaires a augmenté de 30 % depuis 10 ans ; alors que tous les pays d’Europe ont diminué leur nombre, diminuant ainsi les charges de la collectivité nationale et améliorant les services.
Il s’agit bel et bien d’un vol organisé (j’apprends que les retraités de la RATP) touchent 13 mois de pension par an) avec l’accord des politiques de tous bords appauvrissant encore davantage ceux qui, dans l’incertitude, n’ont pas rechigné à la tâche pour nourrir leur famille en pensant davantage au bien commun avant le bien individuel et corporatiste. Avec des salaires supérieurs, de 20 % à leurs homologues du privé, ils obligent maintenant à nous dépouiller pour garder leurs privilèges.
Le Parlement Européen a obligé la France à une comptabilité transparente pour les services publics. A la stupéfaction, il a été impossible de comptabiliser tous les agents, et de constater qu’aucune provision n’était faite pour leurs retraites, et… toujours l’impôt.
Il va manquer 70 milliards d’euros pour les retraites de la SNCF, 53 milliards d’euros pour la Poste, 18 milliards pour la RATP, 9 milliards pour EDF-GDF.
Le déficit de la France sera de plus de 2.000 milliards d’euros. Mais les gaspillages continuent, la Cour des comptes a dénoncé le fait que 32.000 enseignants ont été payés en 2004, sans jamais avoir enseigné ! A 2.500 euros de moyenne ; la charge pour nous, contribuables, est de 80 millions d’euros par an….
"Rame, rame, rameurs, ramez..........."
Travailleurs du privé, ne croyez pas à leurs grèves par procuration, ils ne font rien pour vous. Les syndicats n’ont rien fait en 1992 quand l’Etat a obligé les travailleurs du privé à cotiser jusqu’à 40 ans, mais ils se sont mobilisés en 2003 quand une ébauche d’égalité a été tentée. Ils ont manifesté pour refuser l’égalité, tant pis pour les travailleurs du privé.
Notre France qui a enfanté des humanistes, des philosophes, est méconnaissable, dirigée par des idéologues conservateurs. Les « pisses mous » qui disent « j’en ai rien à faire d’une grande France » feraient bien de réfléchir que c’est grâce à sa grandeur passée qu’ils ont des privilèges que nombre de jeunes travailleurs dans le monde envieraient.
La France est un pays très endetté. Un nouveau-né doit déjà 18.000 euros à l’Etat, c’est une honte et c’est absurde. Nous exportons moins que nous importons, contrairement à l’Allemagne (1er pays exportateur en 2005).
A notre époque, 80 % des 20-25 ans rentreraient dans la catégorie des pauvres ou très pauvres si leurs parents ne les aidaient pas. Notre soi-disant modèle social est moribond, d’ailleurs quel modèle ! Aucun pays ne le copie.
Il faudra réformer en profondeur, redonner la parole au peuple souverain, à ceux qui font vivre réellement ce pays…….
Tribune Libre, B. Gagnepain, Le régional de Cosne